Le dispositif de retenue tête et cou, universellement désigné par son acronyme historique HANS (Head And Neck Support), est aujourd’hui obligatoire dans la quasi-totalité des disciplines encadrées par la FIA et la CIK-FIA à partir d’un certain niveau de compétition. Son principe est simple sur le papier : limiter le déplacement brutal de la tête vers l’avant lors d’un choc frontal, en la reliant au buste par des sangles courtes fixées au casque.
Le choix d’un modèle dépend d’abord de l’angle d’inclinaison de votre position de conduite : les appareils existent en plusieurs angles (généralement de 0° à 30°) pour épouser au mieux la géométrie du baquet et du volant. Un HANS mal adapté à l’angle réel du dossier crée une gêne au niveau des clavicules et peut, paradoxalement, limiter la mobilité nécessaire pour surveiller les rétroviseurs.
Les sangles de liaison casque-HANS existent en deux longueurs de tirant, courtes pour un usage circuit exclusivement en position assise fixe, plus longues pour le rallye où le pilote doit davantage bouger la tête pour lire la route. Elles doivent être fixées au casque via des ancrages latéraux homologués : ce point est à vérifier au moment même de l’achat du casque, tous les modèles n’étant pas nativement compatibles avec tous les systèmes de sangles.
Le harnais joue un rôle tout aussi déterminant : un dispositif de retenue tête-et-cou ne fonctionne correctement qu’avec des sangles d’épaules bien tendues, qui maintiennent le HANS plaqué contre le buste. Un harnais détendu laisse le dispositif remonter au moment du choc et réduit fortement son efficacité réelle, quel que soit son prix d’achat.
Enfin, comme tout équipement de sécurité passive, un HANS ayant subi un choc important doit être inspecté, voire remplacé, même en l’absence de dommage visible à l’œil nu : la structure composite peut avoir été fragilisée sans rupture apparente.